19 juin 2008
Daphné est arrivée!
Aujourd’hui, premier jour de grand soleil sans nuage, premier jour de vrai chaleur.
Aujourd’hui, Daphné est arrivée, elle est venue avec l’été !
Dans le terrain trop meuble encore après les longues pluies, le camion n’a pu s’engager jusqu’au lieu désigné. Alors, choisissant l’endroit le plus dur, on l’a déchargé là, et allongé par terre sur deux rondins de bois.
En attendant d’être, plus tard, érigée à l’emplacement souhaité, Daphné repose dans son long cercueil de marbre blanc.
J’ai vu le gros lézard vert venir, avec curiosité, s’enquérir de ce nouveau voisinage. La jolie huppe aussi s’est approchée pour regarder.
Je les ai vu, ces habitants du jardin, car comme eux, moi aussi attirée par sa scintillante blancheur, de temps en temps dans la journée, je viens la visiter.
Je pose mes mains sur le grand marbre froid, je le caresse doucement émue et heureuse qu’elle soit là, tout simplement là.
C’est qu’il y a déjà une histoire entre nous, je suis quand même allée jusqu’en Italie pour pouvoir la trouver !
Belle endormie, pour l’instant elle attend patiemment que le jour vienne où je la délivrerai de sa gangue de pierre.
Bloc parmi les blocs, elle était quasiment anodine quand je l’ai cependant remarqué. Mais ici, isolée sur l’herbe du jardin sa blancheur illumine.
Ce marbre est beau, ce marbre ma plait tel qu’il est, si plein d’espoir et de promesses.
Même si je ne la sais pas encore tout entière, je sens sa présence car tel est mon désir !
Que serait elle devenu sans notre rencontre ?
Qui ou quoi, dans d’autres mains d’autre sculpteur ?
Certainement pas « ma » Daphné !
Alors, comment cela se peut il puisque je n’invente rien ?
Point de magie, pas d’artifice, aucun ajout à ce qui existe déjà. Mon rôle est seulement de tailler, d’enlever tout petit à petit l’enveloppe de pierre qui emmure la métamorphose de Daphné jusqu'à ce qu’elle apparaisse dans sa toute beauté.
Alors ?
Je vois là le miracle de la création, beaucoup de labeur, de patience et d’humilité. Et certainement, une grande communion entre le sculpteur et son œuvre pour qu’elle vive enfin.
12 juin 2008
Montagnes chinoises encore!
Elles sont nombreuses, mais chacune est unique.
Par sa forme ou sa couleur, par la poésie qui lui est propre.
Sous quel charme maléfique le bel oiseau s'est-il petrifié?
Est-ce sa triste histoire qu'il confit ainsi à son amie la montagne?
Et celle ci, quelle route, quel chemin tortueux permettra de découvrir son âme?
Combien de marches encore pour accéder au temple, quète de l'infini!
Et celle là dont les sommets si hauts jouent avec les nuages!
Et cette autre encore...
14 mai 2008
Moulage au silicone
J'ai fait un moule pour une de mes flamme,statue très fine en plâtre , et donc très fragile.
La forme est un peu tarabiscotée, j'ai donc choisi le silicone.
C 'est un peu cher mais donne une grande liberté dans le moulage.
1ère étape, séparer la pièce en 2 parties (en évitant les contre dépouilles) avec de la terre, et, quand elle a une forme "spéciale" en stabiliser le plus de parties possibles à l'horizontal.
Prévoir un rebord en terre tout autour de la statue.
Ce rebord servira à fermer votre moule
comme une boite lorsque vous coulerez
votre Plâtre ,résine,ciment ...ou autre
à l'intérieur.
Une fois la chose faite, la 2ème étape
consiste à enduire le tout de vaseline.
La statue aussi bien que la terre.
Cela sert d'agent séparateur et évite que
ce que vous allez mettre par dessus ne
colle à la pièce.
La 3ème étape consiste a étaler sur la statue et le rebord en terre, une couche pas trop épaisse de silicone.
Puis , quand c'est à peu prés sec,en remettre une seconde un peu plus épaisse dans laquelle on inclue des morceaux de tulle tissé large,car cela à pour objectif de solidifier le silicone sans lui ôter son élasticité.
La dernière étape consiste à recouvrir le tout d'une coque de plâtre qu'on rigidifie pareillement.
Laisser complètement sécher.
Retourner le moule, enlever la terre et délicatement séparer la statue de son moule.
Remettre la statue dans le moule (qui remplace maintenant la terre) et renouveler l'opération pour la 2ème moitié.
Et voilà le travail! La statue est fendue mais elle se fendait tout le temps avant ,c 'est pour ça qu'elle a été moulée. Pour en refaire d'autres bien plus belles et solides en d'autres materiaux.
Un petit trou au point le plus haut qui permet de remplir toute la statue et y couler ce qu'on veut.
12 mai 2008
Carrare, quand le rêve devient réalité !
On fait tous des rêves. Souvent, ils sont déraisonnables car, c’est le propre des rêves, il nous entraîne dans le domaine du « plus ».
Plus haut, plus grand, plus beau, plus…
De temps en temps cependant, il arrive qu’un rêve vienne à se réaliser.
C’est un moment précieux de vie qu’il ne faut surtout pas manquer de savourer.
C’est ce qu’il vient de m’arriver. Un cadeau magique qui ouvre les portes d’un lieu mythique pour les sculpteurs : aller à Carrare chercher un grand marbre à sculpter dans le jardin.
Un rêve, mon rêve !
Un grand marbre, dans mon imaginaire, ce n’est pas forcement quelque chose d’énorme mais assurément quelque chose d’un peu haut.
Mais quelle forme ? Quel sujet ? quelle façon de le traiter ?,classique ?, moderne ?, figuratif ou non ? Est –il mieux de partir avec une idée précise ou non ?
Les questions se bousculent dans ma tête suivies par des idées qui s’enchaînent rapidement.
Une statue en hauteur qui s’intègre bien dans un jardin,…, comme un arbre.
Un arbre,…, Daphné !
Daphné changée en arbre pour échapper à Apollon.(Le Bernin)
Une métamorphose du corps en tronc grandeur nature, whaou ! Voila de quoi faire !
C’est un sujet qui laisse la place à mille interprétations possibles mais qui du coup donne une indication plus précise de forme et de taille pour le marbre à trouver.
C’est donc avec Daphné dans la tête que je pars à Carrare sur les traces de Michel Ange.
Tunnel, viaduc, tunnel, viaduc, ombre, lumière, ombre, lumière, la route est fatigante.
Soudain, scintillantes au soleil apparaissent les montagnes éventrées. Partout du blanc pareil à de la neige. Carrare aux innombrables carrières de marbre se voit de loin.
Vallée de Frantiscritti et Colonnata, marbre ordinaire plus ou moins veiné. Vallée de Torano, marbre statuaire, immaculé.
Et puis, partout dans la ville, aux alentours et sur le port, des milliers de blocs énormes entreposés en attente d’être débité (en tranche pour les carrelages) ou sculpté et vendu dans le monde entier. Prestigieux marbre de Carrare !
Après, c’est l’aventure. Il faut s’arrêter un peu partout et demander un peu partout. Chercher et repérer des blocs « possibles » en évitant les fentes. Négocier. Et quand on croit qu’on va y arriver, se rendre compte qu’il faut trouver un transporteur pour le livrer puis une grue pour décharger. Et puis,…, passer le reste de sa vie à dégrossir le monstre parce que tous ces blocs sont monumentaux et bien trop gros. Ils sont pourtant à prendre tel quel !
Daphné se perd dans la monstruosité…
Tout à coup, visible du bord de la route à travers un grillage, des blocs qui semblent de taille plus raisonnable. C’est un atelier de reproduction d’antique, les blocs ne sont pas à vendre parce que c’est leur stock, mais…. « Lequel vous intéresse ? »
Voila, l’affaire est faite ! Reste l’éternel problème du transporteur et ça tombe bien, ils font des livraisons en France, il suffit d’attendre que le camion se remplisse, un camion avec la grue pour décharger.
Génial ! j’attendrai tout le temps qu’il faudra ,mais pour aider au remplissage,je rajoute un bloc sans forme de 300kg. Bien heureusement, il est fendu en trois et j’espère bien profiter des failles pour arriver à l’éclater en plusieurs blocs.
Mon rêve a maintenant des mesures bien précises, il fait 0.50x0.50x2m et comme il est très dense, mon rêve, il pèse environ 1.5tonne.
C’est la taille idéale pour ma Daphné sans avoir à dégrossir.
Reste à faire un tour à Pietra santa, le village des sculpteurs, pour y acheter le matériel et les outils nécessaire à semblable ouvrage. Mais cette fois, il ne faut plus rêver et malgré le marteau et la ponceuse pneumatique, le marbre restera dur et le travail sera long.
Ensuite ne pas oublier de flâner et de respirer la poussière de marbre des nombreux ateliers où l’on peut louer son emplacement pour faire son œuvre.
On y croise des sculpteurs de toutes les nationalités, inconnus ou renommés qui sculptent des statues de toutes tailles et de toutes formes, du petit au monumental, de l’antique au contemporain. Il y en a pour tous les goûts. Une seule constante, elles sont toutes en marbre, et pas n’importe quel marbre, celui de Carrare bien sur !
09 octobre 2007
Mon Expo
26 juillet 2007
Plateaux
25 juillet 2007
tables
Et voici les 3 soeurs, même structure, même matériaux ,
mais couleurs différentes.
22 juin 2007
Au Travail !
Pas trop le temps de venir "bloger" pour cause de travail et préparation de mon expo. Au menu, mosaïque, une table pour ceux qui voient la vie en bleu.Travail en cours non fini, encore à jointoyer.
Et puis aussi,toujours en cours et non jointoyés,les "platos des zanimos rigolos", en voici un aperçu:
12 juin 2007
Prochaine Exposition
07 mai 2007
Exposition
Bientôt, (du 18 au 26 Août pour être exact), je vais faire une exposition personnelle.
Je compte exposer mes sculptures et ma mosaïque.
Elle va avoir lieu dans l'ancien moulin à huile du joli village de Le Val. C'est au Val que j'ai mon atelier.
Je suis heureuse parce que cette salle d'exposition est très belle et c'est agréable d'exposer dans des endroits sympathiques où on peut mettre ses oeuvres en valeur.
Pour y accéder, il y a d'un coté le lavoir du village, de l'autre des oliviers.
La salle est belle et grande.
Et il y a encore les niches où étaient les pressoirs.
Actuellement il y a une expo de peinture, mais je sais que là, mes sculptures y seront bien présentées.
Il y a même un socle qui m'attend!
Mais dur dur la vie d'artiste car je passe le mois de mai à déménager et je n'ai pas encore poncé la dernière sculpture que j'ai fini de tailler et que je voudrai présenter.
Je viens de vendre (ça, j'en suis pas mécontente) la table en mosaïque que je comptais exposer et il faut trouver le temps d'en refaire une !
J'ai plein de motifs de mosaïque dans la tête et j'aimerai pouvoir en exécuter quelques uns pour cette expo.
Trouver le temps de travailler! Il faudrait avoir 2 vies ,celle de l'artiste et l'autre...
29 avril 2007
Pour ma petite fille
Un carreau pour ma petite fille Souriceau Clo!
Faire son marché
On peut faire son marché pour décorer sa cuisine
Carreaux de 15x15, 35€
Carreaux de 20x20, 45€
Carreaux de 30x30, 60€
La taille, la couleur, le motif sont sur commande.
On peut inclure un ou plusieurs carreaux au milieu de carreaux unis pour une jolie décoration personnalisée.
Des prix sympathiques parce que plus on en prend,
moins c'est cher!
2 carreaux de 15x15, 65€
4 carreaux de 15x15, 120€
19 avril 2007
Fontaine
J'ai fait une fontaine.
Voici le mascaron.
Pour faire les yeux, j'ai mis des billes.
La fontaine est orientéé vers l'ouest, quand le soleil descend, les yeux brillent.
13 avril 2007
Fer
Il y a bien longtemps que j'ai des démangeaisons métalliques! Le métal m'a toujours attiré.
Je me suis donc servie de ce que j'avais sous la main; un petit fer à souder à la soudure d'étain. J'ai fait ça,
petite goutte après petite goutte... Il y a du mouvement, c'est assez graphique, extrêmement fragile. Intéressant mais pas suffisant pour moi. Alors j'ai intégré ma soudure d'étain dans du plâtre:
Cela s'appelait "Black Jazz", elle a été cassée dans un déménagement. Il y a des maladresses (c'est une oeuvre de jeunesse). J'ai en projet de la refaire, (en mieux) avec du vrai fer maintenant!
Après, j'ai intégré du métal plus solide dans du plâtre, toujours:
C'est mon Albatros, oiseau-bateau avec ses mâts. J'aime bien l'alliance de deux matières.
Mais, cela ne suffit pas à combler mes désirs métalliques!
Je me suis attaquée au grillage et au fil de fer:
Insatisfaite, toujours!
Alors un jour je l'ai enfin fait!!!!!
Je me suis lancée et j'ai fait un stage de soudure dans une fonderie d'art.
Oui, oui, c'est bien moi! Quelle tenue, n'est ce pas?
C'est obligatoire, il faut se protéger.
Le masque c'est bien évidemment pour protéger les yeux, mais tant que la lumière de la soudure n'est pas visible, c'est la nuit noire à l'intérieur.
Il faut positionner son point de soudure, abaisser la visière du masque, et commencer à souder dans la nuit en espérant être toujours au bon endroit, pas évident!
Pour la soudure à l'arc, on se sert d'une électrode longue et fine pour souder. Le port de gros gants (trois fois trop grands pour vous) résistant à la chaleur est obligatoire.
Voilà mes énormes gants et l'électrode à coté.
Pour les sculptures en fer, le meilleur endroit pour s'approvisionner, c'est la décharge.
Donc, un petit tour à la décharge plus tard, et...
Enfin!
Dynamique. Fer soudé (500€HT)
Insaisissable, l'air glisse entre les griffes de fer de son ravisseur, nasse percée aux barreaux impuissants: Liberté.
L'Air. Fer soudé. Collection privée.
11 avril 2007
Bois
J'ai essayé le bois
C 'est une copie d'un masque africain,sans aucun intérêt créatif (c'est pour cela que je lui ai mis des lunettes). C'était juste pour me familiariser avec la matière. Je préfère la pierre. Mais la porte n'est pas fermée...
09 avril 2007
Charlie
Je vous présente Charlie. Charlie est un facétieux petit singe en cep de vigne qui s'emmêle les pattes en sautant partout dans mon atelier.
Il s'accroche tantôt à mon étagère, la fenêtre ou l'échelle qui mène à la mezzanine.
06 avril 2007
Fil de Fer
Chaque fil se tord, s'enroule, s'étire. Un bonhomme prend forme et vient voler la place de l'autre pour explorer l'infini.
Evasion. Fil de Fer (500€HT).
01 avril 2007
Ca n'a pas de prix!
Et si nous parlions prix? Difficile de fixer un prix (au m² par exemple) pour une mosaïque.
Si nous comparons les torses de ces deux personnages,il est évident que le travail n'est pas le même. Dans le torse le plus détaillé, à droite, les carreaux sont coupés plus petits, la diversité des couleurs plus grande et le temps mis plus long. Mais les besoins n'étaient pas les mêmes. L'une fait partie d'un ensemble qui ne nécessite pas autant de détails, quant à l'autre, ce sont justement les détails qui rendent la mosaïque intéressante.
Peut on dire, cependant, que l'une est plus jolie que l'autre? Elles sont totalement différentes, c'est tout, et tout dépend de ce que l'on recherche.
Il en va de même pour ces têtes non comparables:
Le travail n'a rien de commun entre les deux têtes. Mais l'effet recherché et la taille du sujet ne sont pas les mêmes non plus! Le travail est en accord avec le style, l'effet et la taille demandés.
Les exemples sont infinis...
Ont peut aussi avoir dans le même style de mosaïque, une façon différente de traiter le sujet:
Pour le premier, pas d'équivoque possible, vous avez tous reconnu un crabe.
Pour le second un poisson peut être plus où moins imaginaire mais "style" quand même poisson chinois à grandes queue et nageoires.
Pour le troisième,pas de doute non plus, c'est bien de notre amie la tortue qu'il s'agit.
Ces trois motifs font partis d'un même ensemble. Regardons de plus près:
Ce crabe ne demande pas un très grand nombre de carreaux. Il faut faire ressortir les articulations des pattes, éventuellement le dessin sur la carapace.Cela est suffisant car justement, une carapace étant une entité solide importante, de gros morceaux de carreaux se rapprochent d'avantage de l'effet recherché.
Dans ce poisson, l'effet recherché est dans la fluidité du mouvement de la grande queue et des nageoires. Tout est dans la ligne et le dessin, les couleurs sont peu nombreuses pour ne pas brouiller les lignes. Pas besoin donc d'avoir de carreaux minuscules, l'effet n'est pas là dedans. Le travail est plus facile mais ce n'est pas pour cette raison qu'il est fait ainsi. Atteindre le but recherché, c'est tout.
Dame tortue est beaucoup plus complexe!
Contrairement à la grosse carapace homogène du crabe, la sienne est faite d'écailles. En plus, les écailles de ses pattes et de sa têtes sont différentes des celles du dos.
Une carapace de tortue de mer (importante en taille) n'est jamais un gros et unique aplat de couleur,i l y faut des nuances, le travail de recherche,découpe ...est beaucoup plus important.
J'aime tout autant mon crabe que mon poisson et que ma tortue, le temps passé et le travail effectué ne font rien à l'affaire. Seul, le résultat compte! J'essaie de m'adapter le mieux possible au sujet.
Alors,si vous avez un mur, un auvent, une salle de bain ou une cuisine à décorer, un paravent à habiller, une fontaine à faire, quelque chose à personnaliser, surtout n'hésitez pas, pensez mosaïque!!!!!!!!!!!!!!!!
Je travaille,pour l'extérieur et les choses de précision, avec des émaux de Briare parce qu'avec l'expérience et le recul, je sais qu'ils résistent au gel et que les couleurs ne passent pas ni au soleil, ni sous la pluie. Je suis néanmoins ouverte à tous types de matériaux.
Ce que je propose: Je recherche avec vous le motif le plus adapté à ce que vous souhaitez. On regarde ensemble comment vous désirez que le sujet soit traité. Tout se fait dans la concertation. Le prix est fixé aussi ensemble, le plus raisonnablement possible compte tenu du nombre de carreaux et de couleurs envisagés. Rassurez vous,vous ne payerez jamais le temps réel que je mettrai, je fais ça aussi pour mon plaisir. Ce n'est pas de l'industrie, cela s'appelle artisanat d'art est c'est unique!
28 mars 2007
Eaux Poissonneuses
Voici une frise en mosaïque de 30cm de large mais sur 800cm de long! (ben oui, quand même!).
Elle est fixée sur une petite murette qui borde une piscine.
Oui, je sais, on ne voit pas grand chose. Vous voulez des détails? En voilà:
26 mars 2007
Hommage à Joëlle
Combien de gens croisons-nous dans une vie ? Enorme, incalculable si on n’est pas ermite!
Combien qui retiennent notre attention ? Moins, c’est indéniable.
Combien qui comptent dans notre vie ? A ce stade le calcul se fait plus rapide…
Combien qui comptent vraiment et durablement ? Peu, assurément.
Comme tu as le privilège de figurer parmi les « peu », au moment de partir j’essaie de mettre un mot sur ce que tu représentes pour moi.
Je me suis donc promenée à travers le petit Larousse (toute ma bibliothèque ayant déjà déménagée) afin de te trouver le qualificatif adéquat.
Je suis partie tout droit vers le plus attendu : Joëlle mon (ma) prof (de sculpture évidemment !)
Professeur : Personne qui enseigne une discipline, une science, un art. Peu explicite, demande un complément d’information.
Enseigner : Faire acquérir la connaissance ou la pratique.
« La connaissance », quelle prétention ! Existe-t-il une connaissance universelle ?
« Ou la pratique », mais que fait ce ou ici ? Que peut-on pratiquer sans connaissance ? Ces définitions ne me plaisent pas. Pas professeur.
Je fais donc un détour par un très respectueux Maître : Joëlle mon Maître. Un peu désuet mais pourquoi pas ?
Maître : Personne qui enseigne, éduque, professeur. Personne qui est prise comme modèle (artiste, écrivain).
Prise comme modèle, non ; enseigne, professeur, déjà vu. Pas Maître non plus, mais, éduque est peut être une piste !
Je bifurque vers éduque : Joëlle mon éducatrice. Pas top mais quand il faut, il faut !
Eduquer : Former l’esprit de qqn, développer ses aptitudes intellectuelles, physiques, faire acquérir des principes moraux.
C’est mieux, mais pas satisfaisant. Il y a là dedans quelque chose de désagréablement dirigiste. Un autoritarisme de l’un part rapport à l’autre qui me déplait. « Former, Faire acquérir », l’un est acteur, l’autre un vulgaire récipient. Nulle part il n’est fait mention d’une complicité dans la distribution des rôles entre celui qui donne et celui qui veut recevoir. Ca ne sera pas éducatrice.
Je suis perplexe, jusque là, ma ballade dans le petit Larousse mène à une impasse. Ou chercher ? Je fais défiler les pages comme autant d’itinéraires possibles quand mon inspiration me porte vers le mot Guide : Joëlle mon guide. Ca sonne bien ! Comment tu trouves ?
Guide : Personne qui conduit, qui accompagne qqn pour lui montrer le chemin, qui fait visiter. Personne qui donne des conseils, des instructions.
Stop ! On ne va pas plus loin ! C’est le mot qu'il me faut, celui que je cherchais. Voilà qui me plait. « Personne qui accompagne », j’adore le verbe accompagner…Il est plein de promesses. Et « qui fait visiter », visiter l’art, visiter la sculpture, c’est joli non ? Et évocateur, que de choses merveilleuses à découvrir dans ce mot là !
Joëlle mon guide. Oui, c’est ça, c’est bien ça !
Donc (on y va, je me lance):
Chère Joëlle mon Guide,
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En fait, je crois bien que je n’ai pas grand chose d'autre à te dire, j’ai tout mis dans ce mot.
Mon admiration et mon profond respect, ma joie de découvrir, mon bonheur de partager, mon infinie reconnaissance et même en plus, toute mon amitié.
Ah ! Si ! Quand même, avant le point final, un très grand, un énorme, un gigantesque, un immense, un colossal (y a plus rien d’autre dans mon dico des synonymes) merci.
Joëlle mon guide, merci pour tout et, merci pour toi aussi.
Joëlle Lionne, sculpteur et merveilleux guide a été elle-même élève du grand sculpteur Etienne Martin.
LNC.




















































































